Une campagne fleurie

Des biologistes britanniques spécialistes des changements climatiques sur la biologie ont constaté que le réchauffement de la planète provoquait une éclosion précoce des fleurs au printemps. Les chercheurs de l’Université de York ont observé que la date d’éclosion de 385 espèces de fleurs a varié de 4,5 jours à 15 jours depuis 10 ans.

Pour rester dans les fleurs, ces jours-ci, le ministre-candidat a fait un déplacement électoral dans l’île de la Réunion. Comme dans beaucoup d’endroits des D.O.M., il a été accueilli avec des fleurs. Espérons qu’il ne s’est pas pris pour un être d’essence divine car autrefois, on faisait des offrandes de fleurs aux divinités et les femmes offrent encore des couronnes de fleurs en signe de bienvenue.

Les fleurs sont présentes dans la politique mais aussi dans la religion et les mythologies — les roses de la Vierge, le lotus de Nefertoum ou de Brahmâ — et servent de symbole — le lys pour la monarchie, la rose pour Mitterrand et les socialistes.

Les fleurs ont une symbolique particulière, chacune a sa propre signification et si aujourd’hui on choisit souvent les fleurs d’un bouquet en fonction des couleurs ou des odeurs, certains connaissent encore le sens accordé à chaque fleur.

Depuis longtemps, la rose, fleur la plus cultivée au monde, possède une symbolique forte. Dans la mythologie grecque, on dédiait la rose à Aphrodite ; chez les Romains, on la dédiait à Vénus, toutes deux déesses de la beauté. La rose est certainement la fleur préférée des Français et donc celle qui s’offre le plus.

Sous le règne de Louis XIV, la tulipe était la fleur officielle de la cour et vers 1700 on la trouve principalement en Turquie. Aujourd’hui, la tulipe, véritable blason des Pays-Bas,
constitue une production de plusieurs milliards de dollars et attire des millions de visiteurs tous les ans au moment de sa floraison.

L’œillet, symbole de l’amour ou paradoxalement pour beaucoup du mauvais sort, a marqué politiquement le Portugal lors la  » révolte des œillets  » contre la dictature de Caetano en 1974.

Dans le langage des fleurs, le coquelicot incarne l’« ardeur fragile ». Le coquelicot est associé dans les pays du Commonwealth au souvenir des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale. Cette allégorie du coquelicot découle du poème « Flanders Fields » datant du printemps 1915. Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées.

En fait le coquelicot serait un indicateur naturel de mauvaise santé de la terre, et c’est peut être ce message paradoxal que veulent faire passer les partisans de José Bové avec sur l’affiche, un coquelicot et un slogan : «Osez Bové». Le coquelicot est une fleur sauvage, un indicateur de pollution.

Le coquelicot c’est aussi cette fleur sauvage de couleur rouge et noire qui flétrit dès qu’on l’arrache à sa liberté. Pour un candidat qui risque de finir sa campagne derrière les barreaux d’une prison, il fallait oser.

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Published in: on 16 février 2007 at 1:17  Laisser un commentaire  

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