We shall overcome

La candidate socialiste est partie se ressourcer aux Antilles. Cette visite ultramarine a visiblement été triomphale pour relancer une campagne dont beaucoup estimaient qu’elle s’essoufflait. Après bains de foule, discours enflammés et soutien d’Aimé Césaire, la présidentiable a terminé son allocution en créole : « Moin sé en fanm doubout! Nou ké cassè ça ! » Je suis une femme debout! Nous allons changer ça !

Phrase traduite, reprise et déformée par l’UMP qui a trouvé là une curieuse occasion de lancer une nouvelle polémique en affirmant que Ségolène Royal voudrait casser la République en ces termes : « nous allons casser ça »…

Il est peu de dire que la candidate fait l’objet d’un acharnement hors du commun. Cet acharnement n’est pas (du moins encore) sous le signe de la haine de la part de ses adversaires.

 Une autre « femme debout » fait l’objet d’une haine tenace chez un grand nombre d’américains depuis le début des années 70. Il s’agit de Jane Fonda détestée par les réactionnaires américains qui l’avaient surnommé « Hanoi Jane » pour ses prises de position pacifistes et notamment pour avoir été photographiée sur un canon antiaérien vietnamien en 1972.

Jane Fonda a déclaré ces jours-ci : « Cela fait 34 ans que je ne m’exprime pas dans un rassemblement antiguerre, parce que j’avais peur que, à cause des mensonges propagés sur moi, je sois utilisée pour nuire à ce nouveau mouvement antiguerre, mais le silence n’est plus une option ».  En effet, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Washington, à l’appel du collectif « Unis pour la paix et la justice », pour exiger la fin de la guerre en Irak. Celle que les néoconservateurs appellent désormais « Jihad Jane » ou « Fallujah Jane » était entourée des acteurs Sean Penn, Tim Robbins, Susan Sarandon et Danny Glover. 

 Cette manifestation se devait d’être la plus importante depuis celle, organisée par le même collectif, qui avait mobilisé dans la capitale fédérale entre 100 000 et 300 000 personnes en septembre 2005. Les manifestants se sont rassemblés face au Capitole après avoir été acheminés par des centaines d’autobus prévus pour l’occasion à travers le pays. Par la suite, les manifestants sont partis en cortège pour faire le tour du Sénat et de la Chambre des représentants. Cette manifestation intervient alors que le Sénat pourrait adopter prochainement une ou plusieurs résolutions dénonçant la nouvelle stratégie annoncée par le président Bush le 10 janvier, passant par le déploiement de 21 500 militaires supplémentaires.

 Bush peut rire parce qu’une des effigies de l’Oréal prend position pour le retrait des troupes américaines d’Irak. Elle est loin d’être seule, merci Barbarella ! 

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Published in: on 29 janvier 2007 at 12:50  Comments (1)  

Alter ego

Des chercheurs américains du Centre médical de l’Université Duke affirment avoir identifié la partie du cerveau qui détermine si un individu a plus tendance à être égoïste ou altruiste. Ainsi, l’altruisme, cette disposition à s’intéresser et à se dévouer aux autres, serait lié à une région cérébrale appelée sillon temporal postéro-supérieur. Cerner le rôle de cette partie du cerveau pourra donner des pistes sur les origines de comportements sociaux comme l’altruisme mais ne permettra pas de comprendre ce qui nourrit des gens comme Saint Martin de Tours, saint Vincent de Paul, l’Abbé Pierre, Mère Teresa ou sœur Emmanuelle. Pour en arriver à cette identification, l’équipe a observé le cerveau de 45 personnes à l’aide d’un omodensitomètre crânien pendant des jeux vidéo particuliers. Les scientifiques veulent maintenant comprendre les bases de la tendance altruiste et comment cette partie du cerveau se développe dans les premières années de la vie.

Revenons aux définitions. L’altruisme, également employé dans la langue anglaise (altruism), est un terme quelquefois employé pour désigner l’amour désintéressé d’autrui. Ce terme est souvent employé dans le sens d’empathie. Le mot altruisme aurait été inventé par Auguste Comte pour désigner une attitude d’attachement et de bonté envers autrui qui résulte d’un sentiment d’amour pour l’autre. Le dualisme égoïsme/altruisme est présent dans différents domaines comme la philosophie, la géopolitique, le commerce, la question écologique, la biologie, l’éthologie et bien sur l’éducation.

Mais il est indéniable que la question est presque centrale dans le domaine des religions. En  »’Islam »’, l’altruisme est l’une des plus grandes vertus qui consiste en cette noblesse de l’âme, synonyme de la négation de soi au profit d’un autre se trouvant dans la nécessité ou dans une indigence critique ; et ce dans le seul souci de plaire à Dieu. La sourate 76 dit au sujet du pauvre,  de l’orphelin et du captif : « Nous vous nourrissons pour l’amour d’Allah ; nous n’attendons de vous ni récompense ni gratitude ».

Dans la religion chrétienne, la question de l’attitude à adopter par rapport à autrui relève de l’amour : « Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il est évident que cette phrase  nous revient en mémoire suite à la disparition de l’Abbé Pierre et de son prestigieux combat aux côtés des chiffonniers d’Emmaüs. Mais les compagnons chiffonniers sont nés après-guerre à un moment où solidarité et altruisme personnel tentent de compenser les lacunes de la protection sociale et les inégalités encore sensibles du conflit mondial. Emmaüs est un symbole de l’économie sociale et solidaire, de même que les Castors de l’après guerre, véritable mouvement coopératif de construction.

L’abbé Pierre, que les scouts de son enfance avaient totemisé « Castor contemplatif », avait une maxime qui le résumait complètement : « La lutte pour mon pain, ce peut être du matérialisme; la lutte pour le pain des autres, c’est déjà du spiritualisme ».

Published in: on 25 janvier 2007 at 10:10  Comments (1)  

Horizons lointains et brumeux

Depuis le milieu de la semaine dernière, Ségolène Royal a multiplié les interventions médiatiques pour tenter de contrer l’impression de flottement dans sa campagne. Il est vrai que Sarkozy a marqué les esprits et l’espace médiatique depuis son « sacre de la Porte de Versailles ». La semaine a connu quelques ratés entre l’intox de la Sapinière et la montebourde sur le « compagnon-premier secrétaire ». Sur France 3,  TF1 et Canal +,  la candidate a martelé un même message : elle ne changera rien et sa campagne participative continuera jusqu’au 11 février, même si elle a « hâte de la confrontation des projets avec Nicolas Sarkozy ».

 L’impression générale des observateurs est que la campagne royaliste connaît quelques ratés. On emprunte souvent à ce sujet la terminologie aéronautique des turbulences et du trou d’air. Une turbulence est un phénomène imprévisible intervenant en vol. Elle se caractérise par un écoulement de l’air très irrégulier, tourbillonnaire et chaotique. La turbulence perturbe donc le flux des particules d’air s’écoulant sur le fuselage et les ailes de l’avion, modifie la dynamique de la portance et a pour effet de secouer l’avion en donnant cette impression caractéristique de « trou d’air ». En fait, le trou d’air n’existe pas, car l’air occupe tout l’espace dont il dispose. Pour rester dans les avions, on sait que le brouillard est redoutable car le décollage et l’atterrissage sans visibilité se font à l’aide des instruments de vol.

Le brouillard, de la part d’une candidate dont le programme est toujours on ne peut plus évanescent,  nous amène également sur le terrain du flou artistique, du sfumato comme disait Leonardo Da Vinci. Le sfumato signifie évanescent, avec une rappel d’enfumé. C’est une technique de peinture que Léonard mit au point, et décrivit comme « sans lignes ni contours, à la façon de la fumée ou au-delà du plan focal ». A ce titre, on se souvient essentiellement de La Joconde, portrait d’une jeune femme vraisemblablement enceinte, sur fond d’un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux.

 

Un chercheur florentin, spécialiste de la Joconde, affirme avoir découvert avec certitude quand Mona Lisa est morte, le 15 juillet 1542, ainsi que son lieu de sépulture, à Sant’Orsola, un couvent du centre de Florence où elle avait passé les dernières années de sa vie. De son vrai nom Lisa Gherardini, la Joconde est née en mai 1479 et a été la seconde femme d’un riche marchand de soie, Francesco del Giocondo, dont elle a eu cinq enfants. Un expert reconnu sur la question, Carlo Pedretti , a exprimé son souhait de voir les restes présumés de Mona Lisa exhumés afin de faire l’analyse de son ADN en vue d’identifier le modèle du tableau.

C’est vrai que le sourire de Ségolène rappelle celui de la Joconde, mais les français attendent plus qu’un sourire.

Published in: on 22 janvier 2007 at 12:03  Comments (1)  

ISF et pouvoirs surnaturels

On parle beaucoup de patrimoine en ce moment. Après l’épisode de la SCI de la Sapinière du couple Royal-Hollande dévoilé par le députe-maire UMP de Millau, l’ennemi juré de José Bové, Jacques Godfrain. Celui-ci assurait que le couple Royal-Hollande utilisait ce moyen pour échapper à l’Impôt sur la fortune (ISF).

Du coup, et après semonces royales sur une campagne de « racailles », nous savons tout des candidats de la Peugeot 106 de Besancenot à la maison bretonne de Buffet en passant par la collection de timbres de Sarkozy. Le plus riche, mais on le savait depuis plus de 30 ans, c’est Le Pen grâce à l’héritage du fils Lambert des Ciments éponymes. Son patrimoine en 2007 se composerait au minimum de l’hôtel particulier du parc de Montretout à Saint-Cloud dont l’estimation se situe entre 4 et 6 millions d’euros.

Mais tout cela n’est rien à côté du  château de Bran en Roumanie, plus connu sous le nom de château de Dracula, qui est à vendre pour 60 millions d’euros.

 

Il n’y a donc pas qu’en France que les autorités politiques « bataillent » sur des questions de patrimoine même en l’absence d’ISF. Début 2006, le château avait été restitué à Dominic de Hasbourg, petit-fils de la reine Marie de Roumanie, après avoir été confisqué par le régime communiste. M. de Hasbourg avait alors convenu avec le ministère de la Culture que le château resterait un musée pendant au moins trois ans et ne pourrait être vendu qu’à l’État roumain. Or depuis, le conseil départemental de Braşov, dans la région historique de Transylvanie,  étudie l’opportunité de l’acheter. Le ministre de la Culture et des Cultes considère que le prix demandé par Dominic de Hasbourg est « indécent et exagéré par rapport à la valeur réelle du château ». Avant la rétrocession, le ministère avait estimé le domaine du château à 25 millions d’euros.

L’écrivain irlandais du XIXe siècle Bram Stoker s’est inspiré de la description de ce château du Moyen-Age pour en faire la demeure de son personnage, le comte Dracula inspiré du prince sanguinaire roumain du XVe siècle Vlad Tepes, dit l« Empaleur ». Le château de Bran construit au XIVe siècle est aujourd’hui un des principaux lieux touristiques de Roumanie, attirant 400.000 visiteurs par an soit plus dun million deuros de recettes. Deuxième best-seller de tous les temps après la Bible, le Dracula de Bram Stoker est à l’origine d’un engouement pour les vampires jamais démenti et surtout une source d’inspiration pour le cinéma.

 Celui qui avait tout compris sur les liens entre les questions fiscales actuelles et Dracula, c’était le défunt Raymond Devos. Souvenez-vous de son sketch où il disait : « Je ne sais pas si vous avez déjà entendu ululer un percepteur dans la nuit? C’est sinistre ! Inhumain ! ». 

La campagne part sur un drôle de tour qui échappera, je l’espère, à l’épouvante et aux pouvoirs surnaturels.

Published in: on 18 janvier 2007 at 5:55  Comments (2)  

Inventaire à la … Sarkozy

une grande famille avec Alain Juppé, une victoire de Jacques Chirac en 2002, une exigence morale du Général de Gaulle, un rêve si beau de Jacques Chaban-Delmas, un premier mandat avec Achille Peretti, une confiance ministérielle d’ Edouard Balladur,

un raton laveur  

la passion de la politique de Georges Mandel, le visage de Guy Môquet quand il est fusillé, le visage ensanglanté de Moulin sous la torture, un Félix Eboué petit-fils d’esclave, le « J’accuse » de Zola, une fille de Lorraine Jeanne devant ses juges, un proscrit qui s’appelle Victor Hugo, une force du Tigre pour Clemenceau, une dignité d’une femme qui  s’appelle Simone Veil, un appel pathétique de l’abbé Pierre un jour d’hiver 54, un mai 68 avec Georges Pompidou qui évite le pire

et…

cinq ou six ratons laveurs

un pays qui, entre le drapeau blanc et le drapeau rouge a choisi le drapeau tricolore, la France de Saint-Louis et celle de Carnot,  celle des croisades et de Valmy, celle de Pascal et de Voltaire, celles des cathédrales et de l’Encyclopédie, celle d’Henri IV et de l’Edit de Nantes, celle des droits de l’homme et de la liberté de conscience, celle des travailleurs qui ont cru à la gauche de Jaurès et de Blum (grrr), celle de Camus face au drame algérien

un Petit Poucet un grand pardon un calvaire de pierre une échelle de corde deux sœurs latines trois dimensions douze apôtres mille et une nuits trente-deux positions six parties du monde cinq points cardinaux dix ans de bons et loyaux services sept péchés capitaux deux doigts de la main dix gouttes avant chaque repas trente jours de prison dont quinze de cellule cinq minutes d’entracte.

et…

plusieurs ratons laveurs.  

Merci à Jacques Prévert, aux ratons laveurs et … au nègre de Sarkozy

Published in: on 15 janvier 2007 at 4:22  Comments (1)  

Le silence est d’or

Le documentaire de l’Allemand Philip Gröning Le Grand Silence, qui aborde la vie d’une communauté de Chartreux en France, sorti le 22 décembre dernier, semble avoir un certain succès d’estime à l’étonnement des programmateurs. Le réalisateur du documentaire sur la vie monastique (prix du jury au festival de Sundance 2006)  n’affiche pas un engagement catholique délibéré. Il donne cependant un sens à son film : « Fonder la réussite sur le travail, l’argent, la situation, ne correspond plus à la société actuelle. La vie des moines nous rappelle d’autres valeurs. »

On se souvient de la sentence proverbiale : « le silence est d’or ». Les moines de la Chartreuse sont en quelque sorte des héritiers de l’égyptien Macaire. Saint Macaire le Grand (Makarios en grec ou Abu Magar en arabe) naquit en l’an 300 dans un village du Delta du Nil, et exerça d’abord la profession de chamelier. Obéissant à un appel de Dieu, il se retira seul dans une cellule de son village pour y vaquer à la vie ascétique et à la prière et devenir anachorète. Quelqu’un lui demanda un jour comment progresser dans la voie du salut. Le Saint l’envoya au cimetière injurier les morts puis leur adresser des louanges, et il lui dit à son retour: « Vois-tu, les cadavres ne t’ont rien répondu. De même, toi aussi, si tu veux être sauvé deviens comme mort, ne comptant pour rien le mépris des hommes ou leurs louanges. Sois comme les morts et apprends à te taire! ».

Un qui a appris à se taire, et ça marche, c’est Chirac. Il fallait voir tout le monde s’être  précipité à l’Elysée  pour assister aux vœux du Président à la Presse. On a littéralement convié toute la place de Paris pour écouter  cet assourdissant silence présidentiel. A cent jours de la présidentielle, Jacques Chirac a achevé jeudi devant la presse le traditionnel cycle des vœux avec la volonté de peser jusqu’au bout, et a laissé une nouvelle fois planer le suspense en disant « réfléchir » à une éventuelle candidature.

Après qu’un journaliste lui eut demandé « sans détour » s’il serait candidat à un troisième mandat, Jacques Chirac a répondu avec une pointe d’ironie: « Cela mérite réflexion et donc je vais réfléchir ». « Le moment venu, je ferai connaître aux Français ma décision, avec une seule exigence: l’intérêt national », a ajouté M. Chirac, entretenant ainsi ce que beaucoup considèrent comme un faux suspense.

 On aura compris que notre président de 74 ans, actuel chanoine de Latran n’a pas vraiment envie de rejoindre les rangs clairsemés des adeptes du « Grand Silence ». Une qui aurait du aussi apprendre à se taire, c’est Ségolène en Chine en disant que  « les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France.» 

Published in: on 12 janvier 2007 at 1:07  Laisser un commentaire  

Avis de recherche

En ce début d’année 2007, nous connaissons les hommes les plus recherchés sur la planète. Il s’agit de la fameuse liste du FBI « Ten Most Wanted Fugitives » avec en tête de file Ousama Ben Laden.  Dans un domaine plus futile pour certains, est activement recherché par toutes les polices de l’industrie du disque le dénommé Vivian Williams âgé de 64 ans. Non il n’a rien à voir avec l’Irak, la bande de Gaza ou les cartels colombiens.

Le crime en question n’en n’est pas un, on vient de retrouver un enregistrement de l’hymne gallois  Hen Wlad Fy Nhadau (Land of my fathers) à la guitare électrique. Le son saturé et le jeu de guitare rappellent étrangement, mais sans certitudes, celui du guitariste Jimi Hendrix.

En 2004, le producteur Dave Chapman écoutait des vieilles bandes datant de 1970, l’une d’elles concernait le groupe « The New Flames », quand celui-ci reconnu (ou cru reconnaître) la patte de Jimi Hendrix mort à 27 ans dans la capitale britannique le 18 septembre de la même année.

Menant l’enquête, Dave Chapman découvre un lien entre Jimi Hendrix et les New Flames, dont le bassiste Vivian Williams, auditionné par ses soins,  aurait joué ensemble  en septembre 1970 après une nuit festive dans un pub proche du Crouch Hill Studio. Alors Jimi Hendrix a-t-il enregistré l’hymne gallois cette nuit-là sur un bout de bande des New Flames ? Personne ne le sait, et les avis des passionnés sont partagés. Dave Chapman  et tout les protagonistes de cette affaire sont aujourd’hui décédés. Martin Davis, un ancien producteur à qui Dave Chapman avait remis une copie de l’enregistrement, tente donc de  mettre la main sur Vivian Williams, qui, s’il est encore en vie, devrait avoir aujourd’hui environ 64 ans. Ou est tu, Vivian ?

Cette question agite les passionnés après cette découverte. On savait que Jimi Hendrix était coutumier du fait depuis sa prestation héroïque, très engagée du Star-Spangled Banner, l’hymne américain, qui, en pleine guerre du Vietnam à  Woodstock marquera les esprits. Il fit de même en 1970 sur l’île de Wight avec l’hymne britannique God save the Queen.

A l’avenir, peut être verra t’on une version électrique, déchirée et saturée de notre Marseillaise quand on sait que Jimi assura la première partie de Johnny Halliday le 18 octobre 1966 à l’Olympia. Le concert fut donné après quatre répétitions du groupe, ils auraient eu le temps d’enregistrer la Marseillaise ou à la demande de Johnny, prévoyant, la brabançonne ou l’hymne suisse.

Quoiqu’il en soit, moi qui ait entendu en frissonnant à Cardiff le vieux chant  « Land of my fathers » dans l’antre de l’Arms Park, je penserais au « Voodo Child » pour le prochain match du Tournoi contre les Gallois le 24 février à Saint-Denis.

Published in: on 8 janvier 2007 at 12:53  Comments (2)  

ONU soit qui mal y pense

Ça y est, il y en a un qui a déja fait parler de lui depuis le début de l’année, le tout nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Mardi, pour sa première journée officielle de travail, il a déjà semé le trouble en ne réaffirmant pas l’opposition fondamentale et statutaire de l’ONU à la peine de mort à propos de l’exécution de Saddam Hussein. Interrogé sur l’exécution de l’ancien président irakien, Ban Ki-moon n’a fait aucune mention de l’interdiction de la peine de mort dans les tribunaux internationaux des Nations unies, ni du droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme depuis 1948. Pour les obsevateurs attentifs, il semble bien clair que plus plus que jamais, l’ONU va s’aligner sur les positions américaines .

Pour le moment la seule chose claire qu’a énoncée le nouveau secrétaire général, c’est la prononciation de son nom. En effet un communiqué précise que les noms coréens commencent par le nom de famille suivi du prénom. On doit donc lire Ban Ki-moon. Le nom de famille « Ban », orthographié « B.A.N. » se prononce « bane ». Son prénom « Ki-moon », avec un « K » majuscule, un « i » minuscule et un tiret suivi de « m. o.o. n. » en minuscule, se prononce « gui-moune ».
Cette précision est louable car hors le précédent le ghanéen Kofi Annan, la particularité des secrétaires généraux était d’avoir des noms imprononcables. En effet, depuis le norvégien Trygve Lie , le suédois Dag Hammarskjöld, le birmanien U Thant, le sinistre autrichien Kurt Waldheim, le péruvien Javier Pérez de Cuéllar à l’égyptien Boutros Boutros-Ghali ce n’était guère facile pour les langues franchouillardes.

Et puis pour les hommes politiques, la prononciation c’est un vrai combat. Regardez Bayrou depuis le temps où les gens s’acharnent à l’appeler Bérou au lieu de Baillerou. Pour Mitterrand notamment face à De Gaulle qui s’obstinait à l’appeler Mitran.
Le dernier en date dont on a débattu la prononciation c’est Pinochet. Je reconnais, à titre personnel, m’être évertué à l’appeler Pinotchette à l’espagnol pour faire oublier qu’il portait un nom français.

Pour revenir à Ki-Moon, les ONG humanitaires vont l’observer comme le lait sur le feu. Espérons qu’il soit performant sur les dossiers où il ne sera pas que question de prononciation comme l’ Irak, le Darfour, la Somalie ou le Burundi. Et pour un autre secrétaire général dans l’avenir, Bixente Lizarazu a toutes ses chances.

Published in: on 4 janvier 2007 at 10:09  Comments (1)  

Urte berri on deneri

Ca y est 2007 est arrivé. nous voilà dans la période des voeux.

On a commencé dimanche soir avec Chirac qui nous l’a fait comme s’il était en milieu de mandat. Il doit pas savoir qu’il a fini dans quatre mois ou alors il y croit encore.
Ségolène a embrayé lundi matin devant 3 ampoules merdiques en grillant la politesse à Sarko sur fond bleu.
Sacrifions donc à la cérémonie des voeux.
C’est parti.

Bonne année à Fidel qui doit commencer à trouver la corporation des dictateurs avec les départs de saddam et Augusto à se réduire comme une peau de chagrin. Hasta siempre, Fidel
Bonne année à Vladimir qui va finir par avoir le prix Nobel de chimie, grâce à lui ou à ses sbires on connait le polonium ou autre thé parfumé.
Bonne année à Sarko en lui souhaitant de ne pas être trop occupé en fin d’année, Karcher recherche un représentant en Amérique du nord il a le profil.
Bonne année à François Hollande peut être futur co-prince d’Andorre sauf si Sarko loupe le poste américain.
Bonne année au nouveau premier sénateur socialiste américain, il va se sentir un peu seul dans cette drôle de démocratie américaine.
Bonne année à Arlette, la Jannie Longo de la politique française, promis tu nous fous la paix après.
Bonne année à Jean-Marie en espérant que tu restes pêcher l’oursin à la Trinité et d’arrêter de faire peur à nos gosses.
Bonne année aux ours des Pyrénées victimes (avec mes neveux qui n’ont pa pu skier à Cauterets) du réchauffement planétaire.
Bonne année aux jurés du Goncourt en espérant qu’ils choisissent un bon français et aux jurées du Fémina qu’elles arrêtent de forcer sur le thé à la bergamote.
Bonne année quand même aux chantres de la gauche antilibérale pas foutu de s’entendre entre paysans et facteurs
Bonne année pour Ségo à défaut de Clémentine.
Bonne année enfin à tous et à chacun.
Et comme dit Antton : « Urte berri on deneri ».

Published in: on 2 janvier 2007 at 6:07  Comments (1)