Le chanoine et la co-princesse

Le Vatican et le Saint-Siège sont confrontés depuis quelque temps à des contrariétés de tous ordres. La vague iconoclaste et sacrilège du « Da Vinci Code » s’est estompée avec l’échec relatif du film. De même, le discours académique de Benoît XVI à Ratisbonne avait mis un temps en émoi certains fondamentalistes musulmans. Maintenant, les nuages noirs viennent de France et du département des Deux-Sèvres.
En effet, le journal « Le Monde » rapporte récemment que le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, s’adressant à M. Mennucci, opposant municipal et principal pilier de Ségolène Royal, qu’”une vague inquiétude” était sensible au Saint-Siège. C’est que “le président de la République française est traditionnellement chanoine de la basilique de Latran. Mais rien n’est prévu pour une chanoinesse“.
En effet, ce titre honorifique traditionnel qui depuis Henri IV rattache le Chef de l’Etat français au chapitre vatican reste dans la droite ligne des liens historiques qui, depuis Pépin le Bref et Charlemagne, unissent la nation française comme « fille aînée de l’Eglise ».

Ségolène, je sais pas ce qu’elle en pense, mais elle a quand même pas mal d’arguments pour plaire (ou déplaire) aux autorités papales. Question image pieuse, elle ne devrait pas dénoter. Certains dans la pré-campagne l’ont appelé « la madone du Poitou ». Ségolène, icone d’un matriarcat encensé par les médias, souvent habillée d’un blanc immaculé et  impassible aux railleries de ses camarades machistes. Oui, Sainte Blandine n’est pas loin.
Sa sainte patronne, en fait, était abbesse du monastère de Troclar en Languedoc au 7ème siècle. Sainte Ségolène est vénérée dans la cathédrale d’Albi où sont conservées ses reliques et son nom est invoqué pour lutter contre la lèpre.
Pour revenir au chanoinat de Latran qui peut lui échoir en cas de victoire au printemps 2007, il convient que les juristes canoniques du Vatican puissent trouver une solution afin de maintenir des bonnes relations diplomatiques avec la fille aînée de l’Eglise.
Une solution que l’on qualifiera de plan B pourrait avoir le mérite de régler un autre problème. Je veux parler de l’utilité sociale à venir de François Hollande. En France, nous n’avons pas d’un point de vue protocolaire de prince consort ou de « First Lord » (je connais pas le masculin de « First Lady ».
En conclusion, si j’avais un conseil à donner au couple Royal-Hollande ce serait la répartition des tâches. Ségolène pourrait assumer sans problème le titre de co-princesse d’Andorre à moins que l’autre co-prince l’évêque d’Urgel ne nous fasse une crise diplomatique. François pourrait assumer la charge vaticane. Député-maire de Tulle et chanoine de Saint Jean de Latran, ça a de la gueule sur une carte de visite ! Mais reste la question cruciale de la garde des enfants.

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Published in: on 22 novembre 2006 at 7:20  Laisser un commentaire  

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